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14h30 environ…
Je suis au Pub de l’Inisheer Hotel ( Ostan Inis Oirr [avec 1 accent aigu sur le « i » de Oirr]) ; j’attends, le sourire scotché… mon déjeuner. Je me suis baladée + de 3 heures, avec bcp, bcp de pauses. C’est… magnifique. Je n’ai pas d’autre mot, là.
J’aime cette île. Bon, je sais _ quand-même _ que j’ai une fois de + eu le climat « de mon côté ». Plus de vent qu’aux cliffs & donc : + de vagues, tt autour de l’île. Un vent au parfum de liberté, mais un vent qui cloisonne aussi. Au bord de l’océan, prés du phare, sur une gigantesque roche morcelée, ressemblant à cet endroit que j’ai beaucoup aimé sur le chemin des cliffs, bien heureusement pour moi, le vent m’a poussée vers les terres. S’il avait choisi l’autre direction, je n’aurais rien pu faire.
J’ai fini mon gros sandwich, accompagné de… chips. Non, non, pas les « chips = frites en anglais », non. Des chips. Bon, c’est très bon.
Je vais au bar, demander si un café, « c’est possible ? ». Je commence à me faire aux habitudes des pubs-restos-bars : si tu d’mandes rien, t’as rien. Et çà m’plaît ! ’Suffit d’être sympa, souriante & d’se décoincer un minimum & l’tour est joué. Le ou la patronne vous sourit, vous donne des explications, des conseils, des détails…
Lors de ma balade, j’ai croisé 3 ou 4 autochtones _ grand maximum _ & 1 peu + de vaches & de chevaux ; non, pas de moutons, non. Et bien du « Hey ! Hello ! How are you ( en 1 mot!) doing?” en voulez-vous, en voilà! Et si les animaux parlaient le même langage que les humains, ils diraient les mêmes choses !
Les museaux des bêtes & ceux des humains à 5cm de votre visage. On croise peu de monde par-ici (« croiser peu de monde »… nb : penser à trouver une autre façon de dire ce que je dis là. Oui : les humains ne sont pas le monde, loin, loin de là.) mais la plupart des fois où l’on se rencontre, C pas à moitié. Quel bonheur !
J’ai envie d’acheter quelques cartes postales. Ouai.
Je me presse 1 peu pour le timing. Si je loupe le bateau… 2ème nuit à l’hostel… si c’est encore « seule », çà va être très difficile.
‘Faut qu’je vous parle de la micro-végétation d’Inisheer, aussi. Quand j’avais fait le trajet aller vers un bout de l’île & qu’il me fallait m’en retourner, j’ai vu à la fin de mon demi-tour… ben les mêmes murets de pierre, les mêmes chemins… etc. J’adore ces chemins & ces murets, mais je me suis dit quelque chose comme : « Oui, bon. Une fois qu’c’est fait… ben c’est fait. » Ouiiiiiiiii… mais il y a eu l’inquiétude de l’heure, l’envie de grignoter mais de venir dans CE pub me poser un moment ; & puis, il y avait aussi le fait que çà n’était pas vraiment les mêmes chemins & murets. J’avais pris un petit chemin de traverse, qui me menait je n’savais où, emprunté certainement par les habitants de l’île & c’est tout ou presque… Je savais juste qu’il me fallait revenir au port, que tous ces chemins & tous ces murets se ressemblent & que je ne savais plus trop par où aller…
J’étais perdue.
C’est en grande partie grâce aux animaux que j’ai croisé ainsi qu’à la végétation, que j’ai pu continuer ma route paisiblement.
Maman, il y a de la… mini-fougère, des toutes petites fleurs, beaucoup dont je ne connais pas le nom, mais des pâquerettes aussi, des pissenlits qui poussent à même la route, des ronces, du lierre, des fleurs de ronces, blanches, minuscules & jolies comme tout ! Des fleurs violettes, roses, vertes ! De tout, en tout petit… il y a de tout. Noooon, mais en tout cas, C super joli & çà m’a fait penser à toi, maman. Peut-être que le vent te déplairait… quoi que. C vrai que C assez violent, çà peut l’être C sûr, mais lorsqu’il fait beau comme aujourd’hui, tu aimerais, j’en suis sûre.
Moi, je ne sais pas si je serais capable de vivre ici. Je suis tellement sûre, à ce jour, que l’endroit ne fait pas le bonheur. Etrangère ici, je m’y sens bien le temps de mon voyage.
C comme vivre à Paris & rendre visite à Paris.
(Ce sont les personnes avec lesquelles je vis qui participent à mon bonheur. … Je veux dire : seule ici, je ne pourrais pas. Je ne pourrais pas parce que je n’en ai pas envie. Ce dont j’ai envie, C de vivre avec toi, Rémy.
L’endroit où j’aime vivre est celui où je vis avec toi.)
Dédicace aux touristes-aux-mauvaises-manières dont j’ai, dans ce pub, un excellent exemple, en les personnes de 4 français qui ont oublié qu’on peut sourire AUSSI quand on est pas « entre nous » :
Avant d’émettre une opinion critique & sans appel sur 1 pays qui n’est pas le vôtre, tâchez d’améliorer ce dernier.
Voyager pour « y être allé », çà n’est pas avoir l’esprit ouvert & s’occuper de son « chez soi » ne signifie pas (obligatoirement) s’ausculter le nombril, bien au contraire.
J’aime leurs chaumières aux toits de chaume… aux cadres de fenêtres & portes d’entrée rouges, aux murs en crépi blanc & aux bords arrondis.
Oh oui… le sable ! Le sable qui est partout, sur les routes, dans l’herbe des vaches, au bas des portes d’entrée des maisons & dans leurs jardins. Sur une même plage _ pas bien grande, pas très large _ on peut trouver des tas de sables différents. Je veux dire : des tas de sortes de sable… voilà. Bon. Du sable fin & doré, le + sec, celui que l’eau ne touche PRESQUE jamais (en Irlande, à ce sujet : « jamais » est impossible) ; il est doux &, malgré sa fraîcheur, rappelle le sable chaud des plages… chaudes. Il y a du sable « à compartiments ». Avec une petite-très-petite poignée de celui-ci, on peut s’amuser à déceler toutes les différentes sortes de pierres & de coquillages qui le constituent. Celui-ci est encore sec à la surface. Ensuite : le sable qui résiste mais varie en fonction des marées. Ses grains ressemblent à ceux des 1ers, hormis en leur grosseur. Ceux-là sont épais, « robustes » & sont capables, pour la plupart, de rester en place, sur LA plage qu’ils ont choisie pour demeure, en résistant aux assauts des vagues irlandaises _ la loi de la jungle a lieu à cette dimension en ces terres reculées & moi, au beau milieu de çà, je me sens à ma juste place._
Ainsi & ainsi de suite. … Je ne suis restée à Inisheer qu’une journée…
… La végétation, oui. La végétation des murets de pierres. A propos de ceux-là, j’ai une super idée pour mes quelques jours avec vous, les parents : vous avez tout ce qu’il faut de pierres pour faire un muret irlandais dans le jardin. Pas besoin de ciment ou autre chose comme çà ! Pensez ! Même sur une île irlandaise de 3km² au milieu de l’océan, ces murets « ancestraux » ne tombent pas ! Au début, j’ai pu en douter, me poser au moins la question ; mais pour m’être baladée sur tout un horizon infini de ces constructions, je sais maintenant que non, elles ne tombent pas. Robustes, eux aussi, les murets irlandais.
J’ai un coup de cœur pour eux & les mains qui les ont façonnés. De loin & pour une touriste comme moi, ils se ressemblent tous & çà n’est pas désagréable. De + près… on peut voir une petite œuvre d’art par ici, une toute différente par là, une extravagance, une allure de mur de Berlin _ + que robuste, pas très confiant _, puis au loin la muraille de Chine qui serpente à l’infini & donne une sensation d’humanité, comme si les détours qu’elle empruntait avait évité la lente & longue traversée d’un escargot.
Ces murets… les pierres en sont grises, grises… + claires… & blanches. & roses aussi. Du grés ? J’sais pas. & puis jaunes & oranges de mousse aussi ! J’ai passé beaucoup de temps à les regarder, partout où je passais c’était un enchantement.
Ils viennent peut-être simplement de là, les contes d’Irlande.
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Publié à 03:35, le 9/05/2008 dans Inisheer, Inisheer Mots clefs : |
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Inisheer, mercredi 15 avril 2008.
Ici, les draps sentent l'eau salée, les enfants courent sur une plage pour aller à l'école, on se dit "Good morning!" à la moindre occasion & la pierre noire brille lorsqu'elle a traversé les flots.
Nuit traversée _ pour ma part _ avec succés; il fait un soleil radieux, je m'en vais prendre un breakfast bien mérité & peut-être voir une anguille à la fontaine sacrée de St Enda.
Je suis tranquillement installée sur une des 4 tables de cette petite salle à manger. Un gros pti déj' m'attend pour... 2E15! hihi! Juste le pain, tt le reste: beurre, "café", confiotte _ de fraise, en + _ je l'ai pris ici... hi. Oui, non, mais c'est fait pour, hein!
Cette île, avec ce climat de vacances, est 1 autre paradis. C absolument somptueux. Tt y est: les gens souriants _ à part la patronne de l'auberge, 1 peu congelée... _ les petits murets de pierres, le bruit & le parfum de l'océan, une mouette posée sur le petit port... je suis dans une carte postale.
Il n'est que 9h30 & j'ai déjà de merveilleux souvenirs dans les yeux...
2 femmes viennent de passer voir l'auberge. L'une d'elles est celle qui a répondu à mon appel hier soir, au Bn'B. Le chauffage n'était pas efficace, j'étais congelée & l'auberge est à 2 pas du Bn'B, tenu par la même personne (la patronne congelée... oui, je comprends mieux maintenant.) J'y suis donc allée _ au Bn'B _ pour chercher la personne en question & je demandai: " Hello! Is there anybody!?! Please!!!"... les boules, vraiment.
Cette 1ère femme, donc, était sortie de sa chambre pour me répondre. Sympa. Aujourd'hui, en arrivant & en partant de l'auberge, elle m'a dit: "I'm glad you're right." Cà m'a fait très plaisir.
L'autre femme est sa fille. Très sympa aussi. Elle m'a conseillé d'achter mes pulls d'Aran ailleurs... que sur les îles d'Aran... parce que bon... 100E...! Ah oui, d'accord, oui. C noté.
Merci.
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Publié à 09:05, le 7/05/2008 dans Inisheer, Inisheer Mots clefs : |
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Nous sommes vendredi 2 mai 2008. Je suis entrain de tapper ce texte (sur un clavier français! Ca fait du bien mais j'ai un peu de mal, encore, à m'y retrouver!) (chez Rémy). Je suis de retour, je suis chez moi (chez nous & je suis heureuse).
Un bon verre de vin rouge _ dont nous n'avons pas payé la bouteille + de 10 euros! _, (Rémy en plein concert en ce moment même) & moi assise devant son bureau, une tonne de souvenirs en tête & ailleurs...
Il y aurait tant de choses à vous raconter... cette aventure irlandaise est tellement riche pour moi, il y a à trier, il y a à aller à l'essentiel, du mieux que je le peux. C'est ainsi que je mets du temps à réécrire dans ce blog. Pas évident de me replonger dans ce qui se poursuit au jour le jour.
J'en étais à l'Ile d'Inisheer lors du dernier article. Déjà à ce moment-là, je pensais retranscrire ici l'espèce de "journal" que, pendant à peine 2 jours, j'ai tenu alors... Je vais donc m'y atteler; c'est, je pense, le meilleur moyen de partager avec vous...
Mardi 14 avril 2008
Il doit être à peu prés 22h; je me réchauffe enfin dans cette auberge où je suis... seule. Nom d'une pipe, je voulais de la solitude, maintenant qu'elle est là, comme çà, pour de bon, pour une nuit entière, je... je ris moins, dirais-je. Heureusement _ même si au lieu de regarder, j'écris _, il y a Desperate Housewives sur RTE2, une des 3 (!!!) chaînes de cette télé. J'ai failli regarder L'exorciste, les débuts... les origines ou quelque chose comme çà. Mais aucun danger: j'ai vu le titre.
Bon. Petit-plus-ou-moins-long moment de panique qui s'achève. J'y suis. Je suis là, à Inisheer, petite toute petite île de 3km² merveilleusement jolie, je suis arrivée ce soir vers 19h30, ai pu assister à 1 des + beaux couchers de soleil du monde & je vis, en cet instant précis, 1 moment exceptionnel; à moi; mon 2ème trip après les cliffs & qui s'annonce tout aussi... inoubliable.
Y a du déca, C super. Le feu de charbon s'amenuise déjà, mais le chauffage fonctionne, même si très peu, à l'irlandaise quoi.
L'essentiel de cette arrivée ici, de cette journée-là, est dans ce que je ressens. J'ai essayé de faire partager çà à Rémy tout à l'heure... sans "succés".
Il est temps d'être seule, puisque je l'ai voulu. Je constate bien, jr ap jr, que "tout cela" est un choix très utile pour moi. C'est juste un peu difficile ce soir. Toute seule dans cette grande maison "au milieu de l'eau", sans mon entourage ni même mes tout nouveaux collocs' = seule.
Je suis heureuse de savoir où j'ai envie d'être. Dur aujourd'hui, jour "de fille", jour de coquelicots. Tendue & triste, je m'éloigne de la douceur & du bonheur de mon voyage. Cà va revenir. J'ai confiance. Oui! Retrouvée la confiance.
Déca, tartelette, série TV & pis pour la suite, on verra.
Ai bu mon caf' & mangé ma tartelette aux pommes de chez Dunnes Stores. Miam. C tt c'que j'ai à dire. lol.
Je me plonge 1 peu dans Desperate Housewives & çà me calme. La pub? J'écris. & que se passe-t'il si je ne fais rien. Je suis aware. Tout à fait & complètement aware . Et là c'est 1 problème. Mon sentiment de peur peut grossir, grossir + vite + vite qu'il ne s'est apaisé.
Cà va, çà vient... Le feu s'amenuise, il est 23h & why not sleep now?
Je remue le feu un peu, j'écoute pendant ce temps une émission sur l'art en Ilrande, puis dodo. Sommeil, Morphée, Carl Gustav pour m'encourager.
Je suis d'humeur triste & desespérée. Je n'aime pas être comme çà. C désagréable, difficile & toujours injuste.
Le chauffage est là, mais il me semble qu'il est un peu tard pour çà.
Je suis toute seule. Et il me faut du coiurage.
S'il vous plaît. Du courage.
Marie, endors-toi.
J'aurais voulu écrire quand la nuit n'était pas encore arrivée, ni ma peur non-plus. Mais au lieu de çà, j'ai vécu.
Il semble vraiment que ce soit dans la difficulté, la douleur, la peur, la peine... dans "ce qui ne va pas" que l'écriture est + facile. Quoi que... non, 1 petit article comme celui-ci, a relevé des difficultés mais du bonheur aussi! Là, je n'écris pas de la même façon. G choisi un stylo à l'encre noire. Je ne décolle pas de ce fauteuil collé à la cheminée, alors que le sommeil est très clairement LA solution... plutôt " tout ce qu'il y a à faire". Mais voilà: j'ai peur.
Oui, j'écris pour contrôler ma panique, essayant de ranger chaque mot, chaque pensée par simple ordre d'arrivée. Pourtant je balbutie, je griffonne, j'hésite, je résiste.
Allez... Dormir.
Dormir.
La nuit sera... je n'sais pas encore comment.
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Publié à 09:22, le 2/05/2008 dans Inisheer, Inisheer Mots clefs : |
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sur le petit ferry qui nous emmene a Inisheer...
l'auberge au nom, pour moi, imprononcable, ou j'ai passe la soiree & la nuit... seule... gloups.
coucher de soleil sur muret dore
 plage floue au lever...
les ruines du chateau du clan O'Brien, datant du XVeme siecle.
Mais!!... Mais qu'est-ce que c'est!?... Mais c'est des murets!!
Dites-moi po qu'c'est po vrai...!
sur le retour, une vue... irlandaise...
 "mon" petit cheval...
la lighthouse d'inisheer
Voici donc quelques 1eres images de l'ile d'Inisheer.
Encore une aventure plutot merveilleuse... qui me fait dire qu'au prochain voyage... JE PRENDS MA BEEECAAAAANE!
A bientot, je l'espere, pour davantage... de tout.
Plein de bisoux!
les grands pas de geants... →
A y est! Toutes les photos de cette ile que j'aime beaucoup beaucoup y sont! Dans l'album : 1 jour sur l'ile d'Inisheer!
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Publié à 05:48, le 18/04/2008 dans Inisheer, Inisheer Mots clefs : |
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