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Bonsoir bonjour,
Cela fait un long moment que je ne suis pas venue écrire ici.
Voilà… voilà maintenant 3 mois que je suis revenue d’Irlande. Çà passe très vite, extrêmement vite.
Tout redémarre à vitesse grand V, même après avoir connu du paisible & imaginé que cela durerait… pourrait…durer… sans trop d’galère j’veux dire…
En réalité, évidemment que tout redémarre à vitesse grand V ! Cà n’est même pas juste de dire çà : tout Démarre & puis voilà.
C’était… le vide fertile, tout çà ! C’était le rien où tout pouvait apparaître &, en effet, beaucoup de choses, de grandes choses, sont apparues pour moi. Certaines, bousculées par le timing que je leur ai imposé, se révèlent encore aujourd’hui. Je crois bien, à ce jour, qu’il en sera toujours ainsi.
Ma dernière semaine en Irlande, je la ressens aujourd’hui avec une émotion intense. C’était une merveille pour moi, pour toute ma vie, ce qui s’y est déroulé, ce qui y est réapparu, ce qui s’y est promis. Une promesse n’est qu’une promesse, elle peut ne pas aboutir, prendre une autre route, mais au moment où elle est, elle est la vérité. Elle peut remplir un cœur de tant d’amour que plus jamais celui-ci n’aura peur de dépérir & que, par conséquent, il sera prêt à vivre.
J’avais tout prévu pour passer 2 jours dans le Connemara avec Rémy. Une sorte de cadeau pour nous 2 : prendre les choses en main pour, au mieux (ce qui n’est pas synonyme de « au + »… pour les inconditionnels du rendement) voir, sentir, écouter, vivre de l’Irlande.
Cette préparation, imaginer le lieu, les moyens, le nécessaire, choisir de mettre les pieds sur le territoire du Connemara & non d’emmener Rémy sur les Cliffs ou à Belfast ou ailleurs encore, c’était du bonheur, une épreuve & du bonheur. J’entends déjà les : « Il y a + dur dans le genre ‘‘épreuve’’, à surmonter. » Ben çà dépend pour qui. Moi je voulais, justement, pour une fois, pour tenter l’expérience avec l’espoir d’en retirer quelque chose, ne pas me sentir obligée de faire pour quelqu’un d’autre que moi. Je voulais penser à moi en priorité, pas dans le sens de ne penser qu’à ma pomme ; je n’en suis plus là, j’ai « passé l’âge »*. J’étais, en fin de compte, venue ici, en Irlande, pour découvrir de quoi j’avais envie, de quoi j’étais capable, ce que j’étais susceptible de m’infliger comme obstacle, comment transformer tout çà, tout ce qui me freine, pour avancer.
Précisément, il ne s’agit pas d’être égoïste dans le malheureux sens, si commun de nos jours : être tourné exclusivement sur soi, pour x ou x raisons, toutes + « louables » les unes que les autres, considérer que meilleur ou pire que les autres, nous sommes tout simplement + important… blablabla.
Je connais cet égoïsme-là. C’est un mécanisme, une façon d’exister, de se montrer, bien connu, oui, celui-là.
Et justement, c’est son pendant le + bénéfique qui soit vers lequel je me tournais en partant en Irlande.
Je m’explique.
Tâcher, confrontée à moi-même, que je n’avais pas encore rencontré à ce point, de vivre, juste dans le but… de vivre.
Loin de ce & ceux vers lesquels je me serais tournée « évidemment » pour trouver un réconfort trop confortable, une aide récurrente quand mes forces me quittent, de l’amour quand je me trouve si laide, j’ai cherché à faire… autrement.
C’est dans l’expérience que le corps, le cœur & l’esprit prennent des forces, des idées, qu’ils font des tentatives ; c’est dans cette expérience que j’ai construite par moi-même mais jamais seule, que j’ai pris tant d’indices, de liberté à retenir pour la suite.
Quelle suite ?
Ben celle dont je ne peux pas dire grand chose puisque c’est la suite, justement, & qu’elle n’est donc pas encore ; & c’est la suite, aussi, qui parfois me donne envie de me lever, parfois non, parfois m’enthousiasme, parfois me fait peur ( parce qu’elle brille par son absence, oui ).
C’est ce vers quoi je vis, avec juste moins de frayeur & plus de « maintenant » qu’avant.
Avant quoi ?!
…
Voyons…
Avant l’Irlande !…
* Voilà ce qui a commencé à se produire & qui continue aujourd’hui son chemin de moins en moins loin de moi : « J’ai passé l’âge ». Exactement. J’ai passé l’âge de croire que la vie ne valait pas l’coup d’être vécue, que je suis venue au monde pour me faire emmerder par les cons (à ceux dont le terme « con » semble inapproprié… je ne cautionne pas l’hypocrisie. Ciao.), que je ne suis pas quelqu’un d’aimable (dans le véritable sens de : personne pouvant être aimée d’une autre & non : sympathique mais de surface, poli, sur-poli même, en paix avec le monde, en guerre froide avec les siens.). J’en passe & des moins jouasses, je suis loin d’être seule-au-monde à avoir eu ou à avoir ces idées noires.
Rien n’est fait, mon bon seigneur, mais la route est plus jolie. Elle est simplement jolie & « simple » & « jolie » son des termes que j’affectionne de + en +.
Bisoux des bisoux,
A je n’sais quand !
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