Different ways to look alike
Irland, Dublin, Galway, unknown or almost unknown...

Il est interdit d'utiliser les photos & les textes de ce blog a des fins lucratives sans autorisation

It is forbidden to use pictures & texts of this blog for profit without permission



Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Archives
Mes amis
Album photos


Où suis-je actuellement ?







Rubriques

Cliffs of Moher
Connemara
Dublin
Galway
Inisheer
Le voyage... from the inside...

Liens

Institut Français de Gestalt-thérapie
Myspace Mark Hollis
Myspace Radiohead
Myspace An Pierle
Myspace Jonny Greenwood

Back Home 3

    14h30 environ…

 

    Je suis au Pub de l’Inisheer Hotel ( Ostan Inis Oirr [avec 1 accent aigu sur le « i » de Oirr]) ; j’attends, le sourire scotché… mon déjeuner. Je me suis baladée + de 3 heures, avec bcp, bcp de pauses. C’est… magnifique. Je n’ai pas d’autre mot, là.

   J’aime cette île. Bon, je sais _ quand-même _ que j’ai une fois de + eu le climat «  de mon côté ». Plus de vent qu’aux cliffs & donc : + de vagues, tt autour de l’île. Un vent au parfum de liberté, mais un vent qui cloisonne aussi. Au bord de l’océan, prés du phare, sur une gigantesque roche morcelée, ressemblant à cet endroit que j’ai beaucoup aimé sur le chemin des cliffs, bien heureusement pour moi, le vent m’a poussée vers les terres. S’il avait choisi l’autre direction, je n’aurais rien pu faire.

 

   J’ai fini mon gros sandwich, accompagné de… chips. Non, non, pas les « chips = frites en anglais », non. Des chips. Bon, c’est très bon.

Je vais au bar, demander si un café, « c’est possible ? ». Je commence à me faire aux habitudes des pubs-restos-bars : si tu d’mandes rien, t’as rien. Et çà m’plaît ! ’Suffit d’être sympa, souriante & d’se décoincer un minimum & l’tour est joué. Le ou la patronne vous sourit, vous donne des explications, des conseils, des détails…

 

   Lors de ma balade, j’ai croisé 3 ou 4 autochtones _ grand maximum _ & 1 peu + de vaches & de chevaux ; non, pas de moutons, non. Et bien du « Hey ! Hello ! How are you ( en 1 mot!) doing?” en voulez-vous, en voilà! Et si les animaux parlaient le même langage que les humains, ils diraient les mêmes choses !

 

   Les museaux des bêtes & ceux des humains à 5cm de votre visage. On croise peu de monde par-ici (« croiser peu de monde »… nb : penser à trouver une autre façon de dire ce que je dis là. Oui : les humains ne sont pas le monde, loin, loin de là.) mais la plupart des fois où l’on se rencontre, C pas à moitié. Quel bonheur !

 

   J’ai envie d’acheter quelques cartes postales. Ouai.

 

   Je me presse 1 peu pour le timing. Si je loupe le bateau… 2ème nuit à l’hostel… si c’est encore « seule », çà va être très difficile.

 

   ‘Faut qu’je vous parle de la micro-végétation d’Inisheer, aussi. Quand j’avais fait le trajet aller vers un bout de l’île & qu’il me fallait m’en retourner, j’ai vu à la fin de mon demi-tour… ben les mêmes murets de pierre, les mêmes chemins… etc. J’adore ces chemins & ces murets, mais je me suis dit quelque chose comme : « Oui, bon. Une fois qu’c’est fait… ben c’est fait. » Ouiiiiiiiii… mais il y a eu l’inquiétude de l’heure, l’envie de grignoter mais de venir dans CE pub me poser un moment ; & puis, il y avait aussi le fait que çà n’était pas vraiment les mêmes chemins & murets. J’avais pris un petit chemin de traverse, qui me menait je n’savais où, emprunté certainement par les habitants de l’île & c’est tout ou presque… Je savais juste qu’il me fallait revenir au port, que tous ces chemins & tous ces murets se ressemblent & que je ne savais plus trop par où aller…

J’étais perdue.

   C’est en grande partie grâce aux animaux que j’ai croisé ainsi qu’à la végétation, que j’ai pu continuer ma route paisiblement.

   Maman, il y a de la… mini-fougère, des toutes petites fleurs, beaucoup dont je ne connais pas le nom, mais des pâquerettes aussi, des pissenlits qui poussent à même la route, des ronces, du lierre, des fleurs de ronces, blanches, minuscules & jolies comme tout ! Des fleurs violettes, roses, vertes ! De tout, en tout petit… il y a de tout. Noooon, mais en tout cas, C super joli & çà m’a fait penser à toi, maman. Peut-être que le vent te déplairait… quoi que. C vrai que C assez violent, çà peut l’être C sûr, mais lorsqu’il fait beau comme aujourd’hui, tu aimerais, j’en suis sûre.

   Moi, je ne sais pas si je serais capable de vivre ici. Je suis tellement sûre, à ce jour, que l’endroit ne fait pas le bonheur. Etrangère ici, je m’y sens bien le temps de mon voyage.

C comme vivre à Paris & rendre visite à Paris.

   (Ce sont les personnes avec lesquelles je vis qui participent à mon bonheur.    … Je veux dire : seule ici, je ne pourrais pas. Je ne pourrais pas parce que je n’en ai pas envie. Ce dont j’ai envie, C de vivre avec toi, Rémy.

   L’endroit où j’aime vivre est celui où je vis avec toi.)

    

    Dédicace aux touristes-aux-mauvaises-manières dont j’ai, dans ce pub, un excellent exemple, en les personnes de 4 français qui ont oublié qu’on peut sourire AUSSI quand on est pas « entre nous » :

   Avant d’émettre une opinion critique & sans appel sur 1 pays qui n’est pas le vôtre, tâchez d’améliorer ce dernier.

Voyager pour « y être allé », çà n’est pas avoir l’esprit ouvert & s’occuper de son « chez soi » ne signifie pas (obligatoirement) s’ausculter le nombril, bien au contraire.

   

    J’aime leurs chaumières aux toits de chaume… aux cadres de fenêtres & portes d’entrée rouges, aux murs en crépi blanc & aux bords arrondis.

    

    Oh oui… le sable ! Le sable qui est partout, sur les routes, dans l’herbe des vaches, au bas des portes d’entrée des maisons & dans leurs jardins. Sur une même plage _ pas bien grande, pas très large _ on peut trouver des tas de sables différents. Je veux dire : des tas de sortes de sable… voilà. Bon. Du sable fin & doré, le + sec, celui que l’eau ne touche PRESQUE jamais (en Irlande, à ce sujet : « jamais » est impossible) ; il est doux &, malgré sa fraîcheur, rappelle le sable chaud des plages… chaudes. Il y a du sable « à compartiments ». Avec une petite-très-petite poignée de celui-ci, on peut s’amuser à déceler toutes les différentes sortes de pierres & de coquillages qui le constituent. Celui-ci est encore sec à la surface. Ensuite : le sable qui résiste mais varie en fonction des marées. Ses grains ressemblent à ceux des 1ers, hormis en leur grosseur. Ceux-là sont épais, « robustes » & sont capables, pour la plupart, de rester en place, sur LA plage qu’ils ont choisie pour demeure, en résistant aux assauts des vagues irlandaises _ la loi de la jungle a lieu à cette dimension en ces terres reculées & moi, au beau milieu de çà, je me sens à ma juste place._

Ainsi & ainsi de suite.    … Je ne suis restée à Inisheer qu’une journée…

 

   … La végétation, oui. La végétation des murets de pierres. A propos de ceux-là, j’ai une super idée pour mes quelques jours avec vous, les parents : vous avez tout ce qu’il faut de pierres pour faire un muret irlandais dans le jardin. Pas besoin de ciment ou autre chose comme çà ! Pensez ! Même sur une île irlandaise de 3km² au milieu de l’océan, ces murets « ancestraux » ne tombent pas ! Au début, j’ai pu en douter, me poser au moins la question ; mais pour m’être baladée sur tout un horizon infini de ces constructions, je sais maintenant que non, elles ne tombent pas. Robustes, eux aussi, les murets irlandais.

   J’ai un coup de cœur pour eux & les mains qui les ont façonnés. De loin & pour une touriste comme moi, ils se ressemblent tous & çà n’est pas désagréable. De + près… on peut voir une petite œuvre d’art par ici, une toute différente par là, une extravagance, une allure de mur de Berlin _ + que  robuste, pas très confiant _, puis au loin la muraille de Chine qui serpente à l’infini & donne une sensation d’humanité, comme si les détours qu’elle empruntait avait évité la lente & longue traversée d’un escargot.

 

    Ces murets… les pierres en sont grises, grises… + claires… & blanches. & roses aussi. Du grés ? J’sais pas. & puis jaunes & oranges de mousse aussi ! J’ai passé beaucoup de temps à les regarder, partout où je passais c’était un enchantement.

Ils viennent peut-être simplement de là, les contes d’Irlande.


Publié à 03:35, le 9/05/2008 dans Inisheer, Inisheer
Mots clefs :
Ajouter un commentaire
Page précédente
Page 2 sur 26