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Nous sommes vendredi 2 mai 2008. Je suis entrain de tapper ce texte (sur un clavier français! Ca fait du bien mais j'ai un peu de mal, encore, à m'y retrouver!) (chez Rémy). Je suis de retour, je suis chez moi (chez nous & je suis heureuse).
Un bon verre de vin rouge _ dont nous n'avons pas payé la bouteille + de 10 euros! _, (Rémy en plein concert en ce moment même) & moi assise devant son bureau, une tonne de souvenirs en tête & ailleurs...
Il y aurait tant de choses à vous raconter... cette aventure irlandaise est tellement riche pour moi, il y a à trier, il y a à aller à l'essentiel, du mieux que je le peux. C'est ainsi que je mets du temps à réécrire dans ce blog. Pas évident de me replonger dans ce qui se poursuit au jour le jour.
J'en étais à l'Ile d'Inisheer lors du dernier article. Déjà à ce moment-là, je pensais retranscrire ici l'espèce de "journal" que, pendant à peine 2 jours, j'ai tenu alors... Je vais donc m'y atteler; c'est, je pense, le meilleur moyen de partager avec vous...
Mardi 14 avril 2008
Il doit être à peu prés 22h; je me réchauffe enfin dans cette auberge où je suis... seule. Nom d'une pipe, je voulais de la solitude, maintenant qu'elle est là, comme çà, pour de bon, pour une nuit entière, je... je ris moins, dirais-je. Heureusement _ même si au lieu de regarder, j'écris _, il y a Desperate Housewives sur RTE2, une des 3 (!!!) chaînes de cette télé. J'ai failli regarder L'exorciste, les débuts... les origines ou quelque chose comme çà. Mais aucun danger: j'ai vu le titre.
Bon. Petit-plus-ou-moins-long moment de panique qui s'achève. J'y suis. Je suis là, à Inisheer, petite toute petite île de 3km² merveilleusement jolie, je suis arrivée ce soir vers 19h30, ai pu assister à 1 des + beaux couchers de soleil du monde & je vis, en cet instant précis, 1 moment exceptionnel; à moi; mon 2ème trip après les cliffs & qui s'annonce tout aussi... inoubliable.
Y a du déca, C super. Le feu de charbon s'amenuise déjà, mais le chauffage fonctionne, même si très peu, à l'irlandaise quoi.
L'essentiel de cette arrivée ici, de cette journée-là, est dans ce que je ressens. J'ai essayé de faire partager çà à Rémy tout à l'heure... sans "succés".
Il est temps d'être seule, puisque je l'ai voulu. Je constate bien, jr ap jr, que "tout cela" est un choix très utile pour moi. C'est juste un peu difficile ce soir. Toute seule dans cette grande maison "au milieu de l'eau", sans mon entourage ni même mes tout nouveaux collocs' = seule.
Je suis heureuse de savoir où j'ai envie d'être. Dur aujourd'hui, jour "de fille", jour de coquelicots. Tendue & triste, je m'éloigne de la douceur & du bonheur de mon voyage. Cà va revenir. J'ai confiance. Oui! Retrouvée la confiance.
Déca, tartelette, série TV & pis pour la suite, on verra.
Ai bu mon caf' & mangé ma tartelette aux pommes de chez Dunnes Stores. Miam. C tt c'que j'ai à dire. lol.
Je me plonge 1 peu dans Desperate Housewives & çà me calme. La pub? J'écris. & que se passe-t'il si je ne fais rien. Je suis aware. Tout à fait & complètement aware . Et là c'est 1 problème. Mon sentiment de peur peut grossir, grossir + vite + vite qu'il ne s'est apaisé.
Cà va, çà vient... Le feu s'amenuise, il est 23h & why not sleep now?
Je remue le feu un peu, j'écoute pendant ce temps une émission sur l'art en Ilrande, puis dodo. Sommeil, Morphée, Carl Gustav pour m'encourager.
Je suis d'humeur triste & desespérée. Je n'aime pas être comme çà. C désagréable, difficile & toujours injuste.
Le chauffage est là, mais il me semble qu'il est un peu tard pour çà.
Je suis toute seule. Et il me faut du coiurage.
S'il vous plaît. Du courage.
Marie, endors-toi.
J'aurais voulu écrire quand la nuit n'était pas encore arrivée, ni ma peur non-plus. Mais au lieu de çà, j'ai vécu.
Il semble vraiment que ce soit dans la difficulté, la douleur, la peur, la peine... dans "ce qui ne va pas" que l'écriture est + facile. Quoi que... non, 1 petit article comme celui-ci, a relevé des difficultés mais du bonheur aussi! Là, je n'écris pas de la même façon. G choisi un stylo à l'encre noire. Je ne décolle pas de ce fauteuil collé à la cheminée, alors que le sommeil est très clairement LA solution... plutôt " tout ce qu'il y a à faire". Mais voilà: j'ai peur.
Oui, j'écris pour contrôler ma panique, essayant de ranger chaque mot, chaque pensée par simple ordre d'arrivée. Pourtant je balbutie, je griffonne, j'hésite, je résiste.
Allez... Dormir.
Dormir.
La nuit sera... je n'sais pas encore comment.
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