Different ways to look alike
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    14h30 environ…

 

    Je suis au Pub de l’Inisheer Hotel ( Ostan Inis Oirr [avec 1 accent aigu sur le « i » de Oirr]) ; j’attends, le sourire scotché… mon déjeuner. Je me suis baladée + de 3 heures, avec bcp, bcp de pauses. C’est… magnifique. Je n’ai pas d’autre mot, là.

   J’aime cette île. Bon, je sais _ quand-même _ que j’ai une fois de + eu le climat «  de mon côté ». Plus de vent qu’aux cliffs & donc : + de vagues, tt autour de l’île. Un vent au parfum de liberté, mais un vent qui cloisonne aussi. Au bord de l’océan, prés du phare, sur une gigantesque roche morcelée, ressemblant à cet endroit que j’ai beaucoup aimé sur le chemin des cliffs, bien heureusement pour moi, le vent m’a poussée vers les terres. S’il avait choisi l’autre direction, je n’aurais rien pu faire.

 

   J’ai fini mon gros sandwich, accompagné de… chips. Non, non, pas les « chips = frites en anglais », non. Des chips. Bon, c’est très bon.

Je vais au bar, demander si un café, « c’est possible ? ». Je commence à me faire aux habitudes des pubs-restos-bars : si tu d’mandes rien, t’as rien. Et çà m’plaît ! ’Suffit d’être sympa, souriante & d’se décoincer un minimum & l’tour est joué. Le ou la patronne vous sourit, vous donne des explications, des conseils, des détails…

 

   Lors de ma balade, j’ai croisé 3 ou 4 autochtones _ grand maximum _ & 1 peu + de vaches & de chevaux ; non, pas de moutons, non. Et bien du « Hey ! Hello ! How are you ( en 1 mot!) doing?” en voulez-vous, en voilà! Et si les animaux parlaient le même langage que les humains, ils diraient les mêmes choses !

 

   Les museaux des bêtes & ceux des humains à 5cm de votre visage. On croise peu de monde par-ici (« croiser peu de monde »… nb : penser à trouver une autre façon de dire ce que je dis là. Oui : les humains ne sont pas le monde, loin, loin de là.) mais la plupart des fois où l’on se rencontre, C pas à moitié. Quel bonheur !

 

   J’ai envie d’acheter quelques cartes postales. Ouai.

 

   Je me presse 1 peu pour le timing. Si je loupe le bateau… 2ème nuit à l’hostel… si c’est encore « seule », çà va être très difficile.

 

   ‘Faut qu’je vous parle de la micro-végétation d’Inisheer, aussi. Quand j’avais fait le trajet aller vers un bout de l’île & qu’il me fallait m’en retourner, j’ai vu à la fin de mon demi-tour… ben les mêmes murets de pierre, les mêmes chemins… etc. J’adore ces chemins & ces murets, mais je me suis dit quelque chose comme : « Oui, bon. Une fois qu’c’est fait… ben c’est fait. » Ouiiiiiiiii… mais il y a eu l’inquiétude de l’heure, l’envie de grignoter mais de venir dans CE pub me poser un moment ; & puis, il y avait aussi le fait que çà n’était pas vraiment les mêmes chemins & murets. J’avais pris un petit chemin de traverse, qui me menait je n’savais où, emprunté certainement par les habitants de l’île & c’est tout ou presque… Je savais juste qu’il me fallait revenir au port, que tous ces chemins & tous ces murets se ressemblent & que je ne savais plus trop par où aller…

J’étais perdue.

   C’est en grande partie grâce aux animaux que j’ai croisé ainsi qu’à la végétation, que j’ai pu continuer ma route paisiblement.

   Maman, il y a de la… mini-fougère, des toutes petites fleurs, beaucoup dont je ne connais pas le nom, mais des pâquerettes aussi, des pissenlits qui poussent à même la route, des ronces, du lierre, des fleurs de ronces, blanches, minuscules & jolies comme tout ! Des fleurs violettes, roses, vertes ! De tout, en tout petit… il y a de tout. Noooon, mais en tout cas, C super joli & çà m’a fait penser à toi, maman. Peut-être que le vent te déplairait… quoi que. C vrai que C assez violent, çà peut l’être C sûr, mais lorsqu’il fait beau comme aujourd’hui, tu aimerais, j’en suis sûre.

   Moi, je ne sais pas si je serais capable de vivre ici. Je suis tellement sûre, à ce jour, que l’endroit ne fait pas le bonheur. Etrangère ici, je m’y sens bien le temps de mon voyage.

C comme vivre à Paris & rendre visite à Paris.

   Ce sont les personnes avec lesquelles je vis qui participent à mon bonheur.    … Je veux dire : seule ici, je ne pourrais pas. Je ne pourrais pas parce que je n’en ai pas envie. Ce dont j’ai envie, C de vivre avec toi, R.

   L’endroit où j’aime vivre est celui où je vis avec toi.

    

    Dédicace aux touristes-aux-mauvaises-manières dont j’ai, dans ce pub, un excellent exemple, en les personnes de 4 français qui ont oublié qu’on peut sourire AUSSI quand on est pas « entre nous » :

   Avant d’émettre une opinion critique & sans appel sur 1 pays qui n’est pas le vôtre, tâchez d’améliorer ce dernier.

Voyager pour « y être allé », çà n’est pas avoir l’esprit ouvert & s’occuper de son « chez soi » ne signifie pas (obligatoirement) s’ausculter le nombril, bien au contraire.

   

    J’aime leurs chaumières aux toits de chaume… aux cadres de fenêtres & portes d’entrée rouges, aux murs en crépi blanc & aux bords arrondis.

    

    Oh oui… le sable ! Le sable qui est partout, sur les routes, dans l’herbe des vaches, au bas des portes d’entrée des maisons & dans leurs jardins. Sur une même plage _ pas bien grande, pas très large _ on peut trouver des tas de sables différents. Je veux dire : des tas de sortes de sable… voilà. Bon. Du sable fin & doré, le + sec, celui que l’eau ne touche PRESQUE jamais (en Irlande, à ce sujet : « jamais » est impossible) ; il est doux &, malgré sa fraîcheur, rappelle le sable chaud des plages… chaudes. Il y a du sable « à compartiments ». Avec une petite-très-petite poignée de celui-ci, on peut s’amuser à déceler toutes les différentes sortes de pierres & de coquillages qui le constituent. Celui-ci est encore sec à la surface. Ensuite : le sable qui résiste mais varie en fonction des marées. Ses grains ressemblent à ceux des 1ers, hormis en leur grosseur. Ceux-là sont épais, « robustes » & sont capables, pour la plupart, de rester en place, sur LA plage qu’ils ont choisie pour demeure, en résistant aux assauts des vagues irlandaises _ la loi de la jungle a lieu à cette dimension en ces terres reculées & moi, au beau milieu de çà, je me sens à ma juste place._

Ainsi & ainsi de suite.    … Je ne suis restée à Inisheer qu’une journée…

 

   … La végétation, oui. La végétation des murets de pierres. A propos de ceux-là, j’ai une super idée pour mes quelques jours avec vous, les parents : vous avez tout ce qu’il faut de pierres pour faire un muret irlandais dans le jardin. Pas besoin de ciment ou autre chose comme çà ! Pensez ! Même sur une île irlandaise de 3km² au milieu de l’océan, ces murets « ancestraux » ne tombent pas ! Au début, j’ai pu en douter, me poser au moins la question ; mais pour m’être baladée sur tout un horizon infini de ces constructions, je sais maintenant que non, elles ne tombent pas. Robustes, eux aussi, les murets irlandais.

   J’ai un coup de cœur pour eux & les mains qui les ont façonnés. De loin & pour une touriste comme moi, ils se ressemblent tous & çà n’est pas désagréable. De + près… on peut voir une petite œuvre d’art par ici, une toute différente par là, une extravagance, une allure de mur de Berlin _ + que  robuste, pas très confiant _, puis au loin la muraille de Chine qui serpente à l’infini & donne une sensation d’humanité, comme si les détours qu’elle empruntait avait évité la lente & longue traversée d’un escargot.

 

    Ces murets… les pierres en sont grises, grises… + claires… & blanches. & roses aussi. Du grés ? J’sais pas. & puis jaunes & oranges de mousse aussi ! J’ai passé beaucoup de temps à les regarder, partout où je passais c’était un enchantement.

Ils viennent peut-être simplement de là, les contes d’Irlande.

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Publié à 04:35, le 9/05/2008 dans Inisheer, Lyon
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Inisheer, mercredi 15 avril 2008.

 

 

 

 

    Ici, les draps sentent l'eau salée, les enfants courent sur une plage pour aller à l'école, on se dit "Good morning!" à la moindre occasion & la pierre noire brille lorsqu'elle a traversé les flots.

 

    Nuit traversée _ pour ma part _ avec succés; il fait un soleil radieux, je m'en vais prendre un breakfast bien mérité & peut-être voir une anguille à la fontaine sacrée de St Enda.

 

    Je suis tranquillement installée sur une des 4 tables de cette petite salle à manger. Un gros pti déj' m'attend pour... 2E15! hihi! Juste le pain, tt le reste: beurre, "café", confiotte _ de fraise, en + _ je l'ai pris ici... hi. Oui, non, mais c'est fait pour, hein!

 

    Cette île, avec ce climat de vacances, est 1 autre paradis. C absolument somptueux. Tt y est: les gens souriants _ à part la patronne de l'auberge, 1 peu congelée... _ les petits murets de pierres, le bruit & le parfum de l'océan, une mouette posée sur le petit port... je suis dans une cart postale.

 

    Il n'est que 9h30 & j'ai déjà de merveilleux souvenirs dans les yeux... & peut-être un pendentif pour Amour... en tt cas, 2 jolies petites pierres quasi-rondes, pour toi.

 

    2 femmes viennent de passer voir l'auberge. L'une d'elles est celle qui a répondu à mon appel hier soir, au Bn'B. Le chauffage n'était pas efficace, j'étais congelée & l'auberge est à 2 pas du Bn'B, tenu par la même personne (la patronne congelée... oui, je comprends mieux maintenant.) J'y suis donc allée _ au Bn'B _ pour chercher la personne en question & je demandai: " Hello! Is there anybody!?! Please!!!"... les boules, vraiment.

 

Cette 1ère femme, donc, était sortie de sa chambre pour me répondre. Sympa. Aujourd'hui, en arrivant & en partant de l'auberge, elle m'a dit: "I'm glad you're right." Cà m'a fait très plaisir.

 

L'autre femme est sa fille. Très sympa aussi. Elle m'a conseillé d'achter mes pulls d'Aran ailleurs... que sur les îles d'Aran... parce que bon... 100E...! Ah oui, d'accord, oui. C noté.

 

Merci.



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Publié à 10:05, le 7/05/2008 dans Inisheer, Lyon
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    Nous sommes vendredi 2 mai 2008. Je suis entrain de tapper ce texte (sur un clavier français! Ca fait du bien mais j'ai un peu de mal, encore, à m'y retrouver!) chez Rémy. Je suis de retour, je suis chez moi, chez nous, & je suis heureuse.

Un bon verre de vin rouge _ dont nous n'avons pas payé la bouteille + de 10 euros! _, Rémy en plein concert en ce moment même & moi assise devant son bureau, une tonne de souvenirs en tête & ailleurs...

Il y aurait tant de choses à vous raconter... cette aventure irlandaise est tellement riche pour moi, il y a à trier, il y a à aller à l'essentiel, du mieux que je le peux. C'est ainsi que je mets du temps à réécrire dans ce blog. Pas évident de me replonger dans ce qui se poursuit au jour le jour.

J'en étais à l'Ile d'Inisheer lors du dernier article. Déjà à ce moment-là, je pensais retranscrire ici l'espèce de "journal" que, pendant à peine 2 jours, j'ai tenu alors... Je vais donc m'y atteler; c'est, je pense, le meilleur moyen de partager avec vous...

 

 

 

 

    Mardi 14 avril 2008

 

 

 

 

   Il doit être à peu prés 22h; je me réchauffe enfin dans cette auberge où je suis... seule. Nom d'une pipe, je voulais de la solitude, maintenant qu'elle est là, comme çà, pour de bon, pour une nuit entière, je... je ris moins, dirais-je. Heureusement _ même si au lieu de regarder, j'écris _, il y a Desperate Housewives sur RTE2, une des 3 (!!!) chaînes de cette télé. J'ai failli regarder L'exorciste, les débuts... les origines ou quelque chose comme çà. Mais aucun danger: j'ai vu le titre.

   Bon. Petit-plus-ou-moins-long moment de panique qui s'achève. J'y suis. Je suis là, à Inisheer, petite toute petite île de 3km² merveilleusement jolie, je suis arrivée ce soir vers 19h30, ai pu assister à 1 des + beaux couchers de soleil du monde & je vis, en cet instant précis, 1 moment exceptionnel; à moi; mon 2ème trip après les cliffs & qui s'annonce tout aussi... inoubliable.

   Y a du déca, C super. Le feu de charbon s'amenuise déjà, mais le chauffage fonctionne, même si très peu, à l'irlandaise quoi.

   L'essentiel de cette arrivée ici, de cette journée-là, est dans ce que je ressens. J'ai essayé de faire partager çà à Rémy tout à l'heure... sans "succés".

Il est temps d'être seule, puisque je l'ai voulu. Je constate bien, jr ap jr, que "tout cela" est un choix très utile pour moi. C'est juste un peu difficile ce soir. Toute seule dans cette grande maison "au milieu de l'eau", sans mon entourage ni même mes tout nouveaux collocs' = seule.

 

 

 

   Je suis heureuse de savoir où j'ai envie d'être. Dur aujourd'hui, jour "de fille", jour de coquelicots. Tendue & triste, je m'éloigne de la douceur & du bonheur de mon voyage. Cà va revenir. J'ai confiance. Oui! Retrouvée la confiance.

   Déca, tartelette, série TV & pis pour la suite, on verra.

   Ai bu mon caf' & mangé ma tartelette aux pommes de chez Dunnes Stores. Miam. C tt c'que j'ai à dire. lol.

   Je me plonge 1 peu dans Desperate Housewives & çà me calme. La pub? J'écris. & que se passe-t'il si je ne fais rien. Je suis aware. Tout à fait & complètement aware . Et là c'est 1 problème. Mon sentiment de peur peut grossir, grossir + vite + vite qu'il ne s'est apaisé.

 

 

   Cà va, çà vient... Le feu s'amenuise, il est 23h & why not sleep now?

Je remue le feu un peu, j'écoute pendant ce temps une émission sur l'art en Ilrande, puis dodo. Sommeil, Morphée, Carl Gustav pour m'encourager.

   Je suis d'humeur triste & desespérée. Je n'aime pas être comme çà. C désagréable, difficile & toujours injuste.

   Le chauffage est là, mais il me semble qu'il est un peu tard pour çà.

   Je suis toute seule. Et il me faut du coiurage.

   S'il vous plaît. Du courage.

   Marie, endors-toi.

   J'aurais voulu écrire quand la nuit n'était pas encore arrivée, ni ma peur non-plus. Mais au lieu de çà, j'ai vécu.

   Il semble vraiment que ce soit dans la difficulté, la douleur, la peur, la peine... dans "ce qui ne va pas" que l'écriture est + facile. Quoi que... non, 1 petit article comme celui-ci, a relevé des difficultés mais du bonheur aussi! Là, je n'écris pas de la même façon. G choisi un stylo à l'encre noire. Je ne décolle pas de ce fauteuil collé à la cheminée, alors que le sommeil est très clairement LA solution... plutôt " tout ce qu'il y a à faire". Mais voilà: j'ai peur.

   Oui, j'écris pour contrôler ma panique, essayant de ranger chaque mot, chaque pensée par simple ordre d'arrivée. Pourtant je balbutie, je griffonne, j'hésite, je résiste.

   Allez... Dormir.

 

 

 

   Dormir.

   La nuit sera... je n'sais pas encore comment.



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Publié à 10:22, le 2/05/2008 dans Inisheer, Lyon
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Album de l'ile d'Inisheer...

sur le petit ferry qui nous emmene a Inisheer...

 

l'auberge au nom, pour moi, imprononcable, ou j'ai passe la soiree & la nuit... seule... gloups.

 

 

 

coucher de soleil sur muret dore

 

 

 

plage floue au lever...

 

 

 

les ruines du chateau du clan O'Brien, datant du XVeme siecle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais!!... Mais qu'est-ce que c'est!?... Mais c'est des murets!!

Dites-moi po qu'c'est po vrai...!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

sur le retour, une vue... irlandaise...

 

 

 

"mon" petit cheval...

 

 

 

la lighthouse d'inisheer

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici donc quelques 1eres images de l'ile d'Inisheer.

Encore une aventure plutot merveilleuse... qui me fait dire qu'au prochain voyage... JE PRENDS MA BEEECAAAAANE!

 

A bientot, je l'espere, pour davantage... de tout.

les grands pas de geants...

Plein de bisoux!

 

 

 

 

A y est! Toutes les photos de cette ile que j'aime beaucoup beaucoup y sont! Dans l'album ! 1 jour sur l'ile d'Inisheer!



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Publié à 06:48, le 18/04/2008 dans Inisheer, Inisheer
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Retour...

 

 

 

 

 Go Slowly dans les oreilles...

 

 

    Retour des Cliffs, depuis quelques jours deja, oui... mais ca n'a pas ete un retour comme les autres. Mon 1er trip. Et pas des moindres.

 

 

Reckoner maintenant... decidemment cette chanson...

 

    Il y aurait eu tellement a dire... si j'etais allee la-bas pour ca. Mais non. Hormis l'appareil photos parce que "quand-meme !", ai-je envie de dire, j'y suis allee pour vivre.

Ouiiii, non, ca n'est pas un gros mot, non!.

   Sur la route, a l'allee et au retour: grand soleil, mon pif emmitoufle dans une espece d'enorme oreiller de mouchoirs, les medocs dans l'sacadal, c'etait le grand voyage! J'etais partie comme en mission: trouver la pierre d'Anne-Marie! Et m'en mettre plein la vue, Louis & les autres + une option speciale "du sel dans l'nez" pour mes naseaux.

 

 

 

Trajets en bus irlandais, mes quelques conseils aux trotteurs:

_ eviter de manger quoi que ce soit 2 heures avant le depart.

_ Etre parfaitement a l'heure pour le depart du bus, si ce n'est a l'avance. Le chauffeur agace ou presse pour quelque raison que ce soit n'hesitera pas a decoller 10 minutes plus tot que prevu, c'est clair: c'est lui qui decide.

_ Choisir une place a l'avant du bus, quitte a passer non-chalamment devant une petite mamie irlandaise qui est censee avoir + que vous l'habitude des routes... et des conducteurs. Hum hum.

 

 

Chose étrange, les arbres, les buissons, puis finalement _ je m´en aperçu _ toute la végétation, semblait s´être arrêtée à un instant précis, que l´on peut imaginer être une énorme tempête!! Chaque chose partait dans une même direction, mais sans plus bouger. Etonnant, & magnifique.

 

Nous avons aussi traversé une partie du Burren, lorsque nous arrivions dans le comté de Clare, faite "uniquement"... de cailloux. Cà peut paraître absolument sans interet, là comme çà, mais à voir!...

Nous nous enfoncions dans des montagnes de cailloux, de plus en plus grosses & pour ma part, je me demandais dans quelle espèce d'antre j´avais réservé un lit. Un paysage lunaire.

 

Puis nous sommes arrivés à Doolin. Petit village balnéaire, étendu dans les landes du comté, au bord de l´océan...un bonheur.

Hormis le chauffeur, à qui _ selon ce que l´on m´avait conseillé de faire _ j´avais demandé de m´arrêter vers l´auberge & qui s´est... amusé (?) à me faire retraverser tout le village à pinces... tout allait pour le mieux.

 

Arrivée à l´auberge, accueil super sympa. Un type arrivait en même tps que moi de Galway, Josh. Le patron de l´auberge nous a directement donné le chemin à suivre pour aller vers les Cliffs, nous avons posé nos emcombrances (oui, je sais qu´çà n´existe pas, mais çà m´amuse.) & nous sommes partis dans la foulée pour environ 3 heures de marche aller-retour.

 

Environ... oui, c´était sans compter sur ce que, perso, j´allais alors découvrir...

Avec l´aide de Josh, j´ai fait mes 1ers pas de "hors-la-loi" en prenant le chemin-interdit-dangereux vers les Cliffs (honnêtement, si l´on est non-voyant, sourd ou que l´on a une très importante déficience motrice, c´est sûr: c´est pas conseillé d´passer par là! Mais sinon...)

Josh marchait à droite des barbelés, à... allez... 1 mètre du bord (!), moi j´avais tout d´même opté au départ pour la prudence. Cà m´a permis de lever les yeux un peu + souvent que Josh, ce qui n´était pas pour me déplaire. Je marchais... à gauche du barbelé.    Hum.

Nous sommes passés à côté d´une... oh! comment çà s´appelle¿... caverne... un truc comme çà...GROTTE! une grotte. Le son était extra & Je décidai de passer le cap du barbelé, pour un instant seulement. Je marchai ensuite derrière mon compagnon de route...

 

... & j´ai vu... un des + beaux endroits qu´il m´ait été donné de voir dans ma vie, à mi-chemin vers les falaises, une avancée de silex... tout plein... vers l´océan... les vagues qui claquent sur les bords de partout & l´envie d´aller le + loin possible en direction de l´eau. Là, je me rendais compte que mon compagnon était... "de trop". Je veux dire: depuis le début de cette journée, je voulais faire cette marche seule _ et depuis le début de mon voyage, ma préférence a toujours été de faire le + de choses possible par moi-même _. Alors Josh a continué sa route & moi, je me suis régalée des yeux, du coeur, de partout (même du pif!) aussi longtemps qu´il m´a plu de le faire.

 

 

Mon Colloc´Toni, qui me prête gentillement sa bécane, est revenu de ballade.

Je laisse ici, pour le moment, le récit des Cliffs & reviens dés que possible.

Cet aprèm, départ pour une nuit & une journée sur Inisheer, la +petite des îles d´Aran, au sud-ouest de Galway.

Bisouxxx!!!

 

 

 

    Ok, j'suis rev'nue. Je me suis mise Mark Hollis dans les oreilles... A l'ouverture du site, la 1ere chanson est The Gift, celle qui m'est aussi "tombee d'ssus" lorsque je me suis posee sur ces droles de gigantesques marches de silex. Je savais que j'etais encore loin des Cliffs &, puisque le but etait de les atteindre _quand-meme_, je ne suis pas restee + longtemps que ca sur mon paradis.

 

J'ai marche... essayant, comme a ma malheureuse habitude, de faire tout un tas de choses a la fois, dont celle (la + dure) d'arreter d'vouloir tout faire a la fois & bien, en +. La nature m'a empeche de m'empetrer dans trop de pensees, d'idees, d'envies... parce que c'est dans les jambes de la nature elle-meme que j'me suis empetree. La bruyere...! La 1ere fois que j'ai failli me faire avoir, ca m'a + que surpris. Je n'ai pas remarque l'herbe + verte encore qu'ailleurs! Pourtant c'est LE signe qui ne trompe pas. "La, c'est chez moi.", vous dit la nature. "Mefie-toi de toi-meme, ne te crois pas tout permis parce que tu es en mesure de me marcher dessus. Ceci est un conseil". La seconde fois, quand je n'ai pas su _une fois de +_ distinguer le vert fluo, le conseil s'est transforme en avertissement: "Si tu peux me marcher dessus, moi je peux t'engloutir. Penses-y".

 

Et bien il y a quand-meme eu une 3eme, une suivante... des dizaines de la sorte... C'est lorsque j'ai ete capable de commencer a rire de ma situation: toute seule dans la bruyere, la fourbe tourbe, au bord de falaises immenses dont on se demande si ce ne sont pas elles qui choisissent la force & la direction du vent!... C'est quand j'ai commence a rire de moi-meme, donc, que les tours de la tourbe ont cesse de m'entourlouper.

 

Nota perso: cqfd...

 

 

   C'etait magique cette traversee. Entre la mousse, la tourbe & les buissons, je marchais sur de longs cheveux verts, peignes a la vite, free style & magnifiques!

 

... magique... jusqu'aux Cliffs elles-memes... je m'explique.

 

Drole de choc, l'arrivee aux Cliffs. Entre parentheses, j'ai du passer par une route-a-voitures, sans aucun espace de securite pour les pietons (oui, puisqu'on est pas censes arriver a pieds de la ou je suis arrivee... bien.) J'y ai croise Josh, qui partait en sens inverse; il semblait avoir termine son periple. Ca m'a etonne d'abord, puis je me suis rappelee que nous ne faisons pas tous le chemin vers les Cliffs pour les memes raisons ou dans le meme but (oui, il y a une difference, oui. "parce que... & pour quoi"). A ce moment, je me suis sentie heureuse de faire mon chemin a moi & aussi, je dois l'admettre, d'arriver dans un endroit ou je pressentais que j'allais trouver des toilettes. ... oui, bon, s'il n'y avait pas les pendants d'ce genre dans un voyage, il n'y aurait pas non-plus leur contraire, la nature est ainsi faite.

 

Bref. Me voila aux Cliffs of Moher.

 

Ok. Bien.

Mais qu'est-ce que c'est qu'ca?!... des..? barrieres!!?

Han han...

Mais euh... pourquoi, en fait?...

 

 

Je n'ai pas eu de reponse tout simplement parce que je n'ai pas pose la question, tout simplement parce que j'avais plusieures idees de reponses. Trop de touristes, l'Irlande a change. Les touristes sont de vrais gamins qui se croient + forts que tout le monde et surtout que la nature elle-meme; ils se sont trop souvent penches trop pres du bord... & en sont morts. Les irlandais ne veulent plus se sentir responsables de ca, pourtant c'est bien ce qu'ils font en prenant le role de garants de la securite des tout-petits-touristes.

 

Ah?... A moins, en effet, que ce ne soit qu'une facon d'se faire du fric tout en contre-balancant les tarifs exessifs avec une grandiose illusion de securite. Oui, non, le semblant d'surfeur aux ch'veux longs qui vous siffle des qu'un seul de vos pieds atterit la ou le monsieur en question n'a pas du tout envie qu'il aille, 'faut pas s'faire d'illusion, il ne reste pas en haut des falaises jour & nuit. Son job est un job comme un autre de surveillant d'piscine, a part que la piscine est vach'ment + grande. Ce qui signifie que le soir venu, mosieur l'surfeur etant rentre mettre les papattes sous la table, chacun est libre de passer les barrieres de ce formidable lieu de communion international-sauf-irlandais & de se pencher a foison au-dessus des vagues.

 

    Voila un bien bel attrappe-touriste, donc. Ca peut se comprendre... mais Dieu comme j'etais contente de toute la traversee que j'avais accomplie pour arriver ici & du fait que je n'etais pas "obligee" de monter dans un bus pour repartir, mais que j'allais bel & bien avoir a refaire la route en sens inverse! J'etais crevee, completement. Mais le fait d'avoir accompli ce que je venais d'accomplir me remplissait de force & de joie. Je n'avais plus peur des pieges de la tourbe, je m'y preparais. Je n'avais pas peur de la nuit, de la solitude, de l'effort ni de l'eventualite de me perdre. D'une j'avais confiance en ce que j'etais capable de faire pour me retrouver, de 2 j'avais envie de marcher, longtemps, respirer, chercher le bon endroit ou poser le pied, prendre des souvenirs et ne pas laisser de trace nefaste... J'etais heureuse.

 

    J'ai garde ce sentiment-la en souvenir de cette journee/journey; "memorable" est un trop "petit" mot pour la definir... A ne pas definir, alors. C'etait genial! ("genial", c'est une definition, enquelque sorte, non? hihihi)

    Sur le retour, _marche coordonnee sans avoir eu a y reflechir_ le soleil couchant arrivait en meme temps que moi (ou l'inverse, ouiii... si vous voulez...) sur les gigantesques marches de silex. C'est le moment & l'endroit que j'avais choisi pour trouver la pierre d'Anne-Marie. J'etais allee jusqu'au bout du bout _les Cliffs_, pour voir s'il n'y avait pas encore + bel endroit que ces marches vers la mer! Je m'etais dit que j'allais "aux Cliffs", quand-meme! Qu'avec toute la touristoire autour d'elles, ca devait valoir un sacre coup d'oeil!... J'avais eu un coup de coeur enorme pour ces marches de silex, mais j'avais choisi d'ecouter "la rumeur"... Erreur.

 

C'etait bien ce grandiose endroit paradisiaque qui allait m'aider. D'abord les ecouteurs dans les oreilles, Marko (oui, je connais Mark Hollis, oui... flute. J'fais c'que j'veux.) me chantait un cadeau... & la... c'est le moment que je vais etre incapable de retranscrire. J'ai "tout simplement" pleure de bonheur. & ca, c'est la classe. Ce que je veux dire par la c'est qu'une emotion comme celle-la, qui vous assaille sans que vous puissiez rien y faire... ca vous apprend a fermer votre clapet & a etre la, ni plus, ni moins. Ensuite, l'emotion, vous l'acceuillez a bras de + en + ouverts parce que vous vous appercevez bien qu'elle ne vous veut pas d'mal & puis, votre visage decontenance se transforme en un gigantesque eclat de rire silencieux. De toute facon, vous voudriez que quelqu'un vous entende rire, ca serait impossible: la chanson des vagues est + forte que vous & vous apprend _elle aussi_, a vous taire & a ecouter, cette fois.

Les vagues venaient gentillement chatouiller la pierre sur laquelle j'etais assise, le soleil faisait pouffer son oreiller de nuage pour le rendre + confortable & moi j'avais envie de rentrer. J'avais faim, soif & fatigue; il etait temps. Dur de quitter cet endroit, alors j'ai decide de profiter de la tranquilitude & de l'espace pour clamer haut & fort un gros merci-tout-plein. Et puis j'ai chante aussi... comme rarement je crois, du moins c'est le souvenir que j'ai. Et puis j'ai trouve un morceau de pierre qui acceptait de venir avec moi pour aller vivre chez Anne-Marie; je l'ai sans heurt detache de sa marche, mis dans une de mes poches & les derniers rayons chaud du soleil nous ont accompagnes jusqu'a Doolin.

 

    Faim. Trouver un pub: c'est fait. Commander: c'est fait. Irish stew a la guinness, accompagne d'une... Guinness. Oui, une pinte, oui. Commander une half-pinte de Guinness, en Irlande, surtout quand c'est votre 1er verre de la journee, c'est avoir l'intention claire & nette de vous sentir ridicule.

 

Oooh... ca vaaa!... J'en rajoute des couches, c'est pour la rigolade quoi!... J'aime boire de l'alcool, surtout quand c'est une Guinness, en Irlande, et puis c'est tout!.

Ah oui! J'oubliais!... J'ai rencontre 2 francais... elle qui ralait a propos des gamins des autres pendant les vacances... lui qui est...medecin generaliste. Avant de me "reveler" son metier, il m'a demande ce que je faisais... "etudiante en psychotherapie".

J'ai eu droit a un grandiloquent "Ouuuh la la!!!" de coquelet qui a perdu ses ergots & la, je me suis dit: "Ok, on va s'marrer un peu..."

_ Alors t'etudies a la Fac?! Ca s'passe comment?...

_ Ca s'passe pas a la Fac. J'aime pas ca. Je ne pense pas qu'on puisse apprendre la psychotherapie dans un hangar au milieu d'un troupeau de... gens... pour la plupart tout a fait ininterresses ( & ininterressants.) avec un type qui ne vous connait absolument pas, qui se fiche litterralement desavoir si vous assistez a ses cours et si ca vous interresse... J'en passe. (Tu m'suis?. pensais-je tres tres fort...)

_ (apparremment, j'avais pas pense assez fort) Et euh... C'est qui le... l'inventeur de la Gestalt-therapie alors? (Oui, je fais quelques coupures, hein!...) Vous devez avoir une espece de gourou, un truc comme ca, non?

_ Un type qui a voulu s'faire du pognon en travaillant, tu veux dire? Ben c'est encore pire, ils sont plusieurs... & y a meme des gonzesses! ( J'ai bien failli lui renverser les restes de mon Irish stew sur sa petite crete de coquelet) Et chez vous, c'est qui qui s'est fait des faffes en mettant des gens dans des cases?

...

Je vous en passe; ce ridicule trentagenaire bedonnant m'a fait franchement rire. Il m'a demande quelles etaient les gueguerres entre les differentes formes de "psy". J'ai tout simplement repondu: "Qu'est-ce que t'entends par psy?"... Discussion terminee, ducon.

Pourquoi a-t'il fallu, comme trop souvent, qu'un medecin generaliste considere que parce qu'il a appris a mettre des maladies dans des cases, il se croit + intelligent que quelqu'un comme moi, qui apprend encore _& qui ne cessera de le faire_ a se poser des questions. Ca me rappelle la petite phrase que j'ai lu dans l'auberge ou j'ai dormi a Doolin: "Not all who wander are lost. ( Tous ceux qui errent ne sont pas perdus. )" Medite-donc la-d'ssus duchnoc, si t'es capable de reflechir par toi-meme.

 

    Bon... voila...

Je suis dans mon cyber favori _qui n'est pas entrain de fermer ses portes, non_, mais c'est pas evident pour moi de me sentir tout a fait tranquille ici. J'ai Jonny Greenwood & Radiohead dans les oreilles, je fais ce qu'il faut pour m'esseuler au mieux, me concentrer sur mes souvenirs & vous les faire partager.

Mais il faut _evidemment, comme partout, comme tout le temps_, faire avec les autres Jeans...

 

Difficulte a moi de concentration, d'etre la pour moi, de me prendre en compte + que ceux qui m'entourent quand ca m'est nessecaire... J'y bosse, mon capitaine, j'y bosse, j'vous jure!

A votre avis, mon capitaine... j'suis la pour quoi... ? ...

Cool 

 

 

 

 

 

ps: n'hesitez pas a revenir sur certains articles comme celui-la par exemple... il se peut fort que j'y ajoute des choses... que je les transforme...

Bisoux



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Publié à 06:24, le 14/04/2008 dans Le voyage... from the inside..., Galway
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Album On the road of the cliffs.

 

 

 

 

 

Voici une de mes vues préférées sur la route en direction des cliffs of Moher.

Pour le moment, plein plein de photos... + tard: 1 petit article...

Un grand hello tout d´même!!!

Hey mates! Take care.

 

 

 

 



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Publié à 05:49, le 12/04/2008,
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That's the point! (trad': C'est ca l'truc!)

 

   

Le truc. Le truc, c'est qu'ici, en a peine 2 mois, j'pourrais faire, faire & faire encore... je n'serai pas chez moi.

 

 

 

 

Aujourd'hui, je "sors" de 3 petits jours de convalescence. 3 petits jours, c'est pas bien grave! Meme pas eu besoin d'aller voir un medecin, juste du repos, du chaud & de la ... patience.

Comme par hasard, je tombe malade la veille de mon depart prevu pour 2 jours aux Cliffs of Moher. Apres avoir ecoute les bonnes paroles deculpabilisantes de ceux qui m'entourent ici, je me decide enfin a cesser de me sentir coupable & m'organiser 2/3 jours de voyage dans le Burren & les iles, en attendant qu'un employeur daigne me tenir au courant de son avis, positif ou non, sur mon eventuelle embauche.

Et ben BAM! Malade... Ok. C'est un signe, ok... Ok, ok, ok... J'vais vous dire de quoi c'est un signe, moi! Un signe que ca fait ch--- & puis c'est tout!!!

Hum hum... toutes mes confuses... J'm'emballe.

 

 

 

 

   Accepter d'etre malade quelques jours, de reculer le petit bienfait que je m'etais confectionne, de ne toujours pas avoir de job, de realiser que je ne suis pas ici dans la periode la + faste pour en trouver; accepter aussi que le systeme d'embauche irlandais soit different de celui de la France _en tout cas, en ce qui concerne les "jobs"_. Ici, meme en haut-lieu touristique, ca n'est pas toujours la saison. Ayant debarque, pleine d'entrain a l'idee de deposer mes ptis CV en anglais, je sillone les rues & decouvre un tas d'endroits _ pubs mais aussi restos, magasins de fringues... _. "Super!", me dis-je, "les doigts dans l'nez j'vais trouver un pti boulot!"

...

Nada, quedal, niet, nenni, rien.

Je papote avec Toni (mon colloc' espagnol a la recherche d'1 boulot depuis 2 mois), Julien (mon pote francais rencontre sur le net , venu ici pour trouver un boulot dans l'environnement),etc, etc. Resultat: "Ah, oui, les annonces sur les vitrines! Nooon, mais 'faut pas trop esperer la-dessus, ils ont affiche leurs annonces depuis des lustres deja, mais ils recherchent pour l'ete, en fait."

Perplexe

 

 

   Comment dire... ok... bien bien bien...

 

 

 

 

Et euh... ca les etoufferaient d'prevenir?!... Non, j'veux dire, j'ai plutot l'habitude d'employeurs presses de trouver des employes & vice versa!... Mais bon.

"Noooooon!! Tu plaisantes, c'est super! Non non, tout va bien, j't'assure! ... Ca doit etre typiquement francais ce dont j'te parle la. Naaan, ca va... J'vais... comment dire... faire un somme jusqu'en juin, hein! Fin juin, tu vois, un truc comme ca. ... & puis... Oui, non, histoire de pas depenser trop d'tunes tu vois?. Non, parce que bon, ca m'parait tellement evident que quand tu recherches un job, tu cherches pas pour dans 2 ans!... Mais bon. Ouiiiii, j'exagere un peu, oui."

 

 

 

 

...

 

 

 

 

   A bien y reflechir, peut-etre que l'irlandais est + prevoyant que le francais. Ca me fait penser a la medecine chinoise _comment ca "rien a voir!"?_. Prevenir au lieu de guerir. Je fais un parallele immediat _qui peut paraitre legerement alambique si l'on ne se penche pas bien bien sur la question_. Le systeme educatif de la France. Autant le dire clairement: le gouvernement francais. La police est un beau metier.

Beau, permettez-moi de douter, plein d'avenir (mefiez-vous, l'avenir peut r'tourner sa veste), ca parait + certain, deja.

   Bref, c'que j'veux dire, c'est que malgre tous les efforts que j'ai fait pour preparer au mieux mon voyage, je n'ai pas songe a tout. Ca semble si evident, vu d'chez vous, n'est-ce pas?! Pour moi aussi, ca le semblait, quand tout ca (mon voyage) n'etait encore qu'une jolie chose dans ma tete.

 

 

 

 

   Voila ou j'en suis aujourd'hui.

 

 

 

 

Nous sommes 6 a la maison _Oui, fort heureusement, je m'y suis fait ma place & suis bien consciente d'y vivre pendant mon sejour en Irlande_. Karen, son homme Lorcan, sa meilleure amie Sophie, Toni, sa cherie Irene & moi. Karen prepare ses exams de fin d'etudes universitaires (!!), elle en a jusque fin mai a bosser comme une damnee jour & nuit _cette nana a une force incroyable!_, Lorcan est physiotherapiste & a eu "la chance", m'a-t'il dit, de trouver une place des la fin de ses etudes; il bosse en hopital & a domicile, selon des horaires... ben de medecin, quoi, c'est a dire qu'il bosse souvent le dimanche matin, par exemple. Sophie est en fin d'etudes aussi & prof d'irlandais! _J'trouve ca super_. Tous les enfants d'Irlande apprennent l'irlandais! Seul probleme _un peu comme en France_, les profs, pour la plupart, ne donne pas l'envie a leurs eleves. A se demander pourquoi ils ont choisi ce metier si ca les saoule autant. Sophie, elle, est pleine de projets pour redonner envie aux petits irlandais d'aimer leur langue, c'est vraiment genial! Du coup, elle bosse, elle aussi comme une damnee, jusqu'a des heures pas possibles & ces derniers jours ont ete tres durs pour elle. Irene, venue en Irlande avec Toni en novembre si j'dis pas d'betises, a trouve plusieurs jobs _oui oui, l'Irlande coute vraiment cher, je n'cesserai de le dire!_. Elle est souvent fatiguee, ce qui se comprend aisement. Toni cherche donc du boulot... & il galere. Je le vois essayer de se motiver chaque jour, "by himself"... autant pour ne pas prendre le poids que l'on prend quand on stagne que pour perseverer dans sa recherche. C'est difficile pour Irenee & Toni. L'une bosse beaucoup, l'autre pas du tout... fierte & culpabilite quand vous nous aimez.

& moi dans tout ca? Ben justement. J'etais dans un entre-deux de la fin de mon 2eme cycle d'etudes de Gestalt-therapie a mon depart pour l'Irlande. Mais voila: je suis, ici-meme a Galway, dans un autre entre-deux, pour le moins aussi destabilisant que le 1er.

Je l'ai voulu & je ne le regrette pas. Je ne savais pas ce que je decouvrirais de mon voyage. Petit a petit, ca vient. Je comprends, j'ai envie, je recupere ma confiance, je cherche ou je continue d'apprendre a arreter de chercher aussi, a laisser faire.

C'est exactement ce qui s'est passe ces 3 derniers jours & qui me fait encore beaucoup avancer.

3 jours pendant lesquels je voyais le monde s'agiter autour de moi & moi, attendre que ca passe. Que quoi passe? Mon immobilisme, de facon generale. Ma trouille. Alors sans mes proches pres de moi, j'ai "fait avec". Je me suis tranquilisee, soignee. Le moral en prend + ou - un coup mais tient bon & je decide d'aller demain...

... chercher un morceau de falaise... Clin d'oeil

 

 

 

 

    L'essentiel?... J'vais y arriver!

    A quoi? A trouver cette sensation d'etre bien la ou je suis. Ici, en Irlande, je concois pour la premiere fois ou cette sensation-la peut se trouver...

(kitikrou)

 

 

 

 

   Bybye!



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Publié à 03:34, le 8/04/2008 dans Le voyage... from the inside..., Galway
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petite ballade...

 

 

 

 

 

 

   Petite ballade autour de la Cathedrale St Nicholas de Galway... en retournant "a la maison".

Il y a un dossier Church & Cathedral, un autre My Place &... la petite ballade.

 

 

 

 

 

 

J'ai passe du bon temps ce matin. Levee tot cela faisait des jours que je voulais voir la cathedrale, sans avoir pris le temps de le faire. Je ne sais pas pourquoi, j'avais le sentiment qu'il fallait que je prevois d'etre vraiment entierement dispo pour "voir ca". Je ne me suis pas trompee. Il va falloir que j'y retourne. Il y avait une messe ce matin, chaque personne se signait precautionneusement en entrant et je me suis sentie etrangere. Je n'avais pas ma place la a ce moment-la, mais ca ne fait rien. Je ne suis pas "praticante", du moins je ne pratique pas l'Eglise & c'est ainsi. Je reviendrai.

 

 

 

 

Ensuite, tranquillement je suis rentree pour dejeuner, le sac-a-dos-fenouil a la maison, j'etais toute legere; juste mon appareil photos autour du cou. Je suis tombee sur ce petit marche devant l'eglise St Nicholas et j'y ai vu des poissonniers, devant l'etal desquels c'etait la cohue totale! Motif: leur facon sans pareil d'etaler leur poisson comme on bazarde des ordures a la poubelle! C'en etait drole et tout le monde restait scotche devant le spectacle! Je suis tombee dans l'panneau comme une gourmande de poisson que je suis et je me suis achete une jolie petite _enfin petite..._ tranche de saumon tout frais que j'ai prepare et mange a midi... mmmmmmmhhhhhh... un regal.

La prochaine fois, j'me fais une sole!!! Au diable l'avarice quand il s'agit de sole fraiche pechee dans les eaux de Galway! Na.

 

 

 

 

Il fait un soleil radieux depuis 3 jours, le vent est fort et revigorre les sangs. Un petit cafe dans un endroit au pif', "ma vie" de Jung dans l'manteau pour continuer ma rencontre avec le bonhomme... Ensuite: aller chercher des coquillages... encore!... Tout plein! Ils sont tellement jolis, ils ont, comme tout ce pays, des centaines de couleurs differentes, c'est etonnant; ca m'donne envie d'aller en decouvrir de plus incroyables... que ceux que j'ai deja ramene dans ma maison...

 

 

 

 

    Ce que j'aime ici:

 

 

 

_ les eclaircies-surprise et eblouissantes

_ que les irlandais soient toujours prets a vous indiquer un chemin ou vous aider, de quelque maniere que ce soit

_ chacun de mes colloc' qui se demenent pour me trouver une solution quand j'ai besoin d'une becane

_ manger beaucoup-beaucoup... hihi... et bien!

_ compter les jours avec la + grande impatience jusqu'a l'arrivee de mon Amour

_ faire un tas de photos parce qu'ici, si on aime ca, on peut photographier la meme chose a l'infini!... & peut-etre qu'ailleurs, c'est possible aussi..?!

_ ecouter Betty, Tom et les autres quand j'ecris dans ce cyber (la, je suis a Reckoner, Radiohead, InRainbows...)

_ papoter en francais avec Julien de temps en temps, pour se reposer un peu les neurones!

_ me rendre compte, en parlant avec les uns et les autres, ici, que ce que je fais a Galway, c'est vivre! Et que j'me debrouille pas si mal.

_papoter tous les jours ou preque avec maman sur msn...

_ constater les progres de papa en informatique!

_ avoir decouvert les 5 boites de smarties a 2 euros...

_ aller chercher des coquillages sur la baie.

_ les tartelettes aux pommes "cuisine de France" de Dunnes Stores...

_ attendre avec une joyeuse impatience d'aller manger chez Carlino a Lyon.

_       ''            ''       ''        ''               ''           d'aller chercher des croissants & des petits pains au chocolat, le dimanche matin a Saint-Paul...

_ entendre des mouettes au reveil et tout au long de la journee.

_ le vert fluo de l´herbe.

 

 

 

 

A suivre...



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Publié à 05:21, le 5/04/2008 dans Galway,
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Alors bon...Alors... .

 

 

 

 

        Bon.

 

 

 

Oui, j'ai deja dit ca. Ok.

 

 

 

Pas si faciiiiiiiiiileeee noooooooooon, pas si faciiiiiiiiiiiiilleeeeeeeeee...

 

 

 

D'aucuns cherchent a se rassurer en essayant de me faire chuter un peu de ma tranquilite dans ma tite piaule depuis moins d'une semaine.

Ouiiiiiiiiii, oui, oui, oui: ma piaule est chere, OUI!.

"Mais...je peux me le permettre...alors..." leur-dis-je aujourdhui en les fixant d'un regard souriant"...pourquoi j'me generais?!"

"Hein?!"

 

 

 

Mais pas facile de dire ca. Moi-meme je m'efforce chaque jour de me repeter que ca n'est pas grave, que je ne suis pas stupide, pas la seule a m'etre fait un peu avoir...Et meme si tout ca est vrai, ca me remue encore le bide.

 

 

 

Les irlandais sont comme les francais, comme les anglais, comme tous les etres humains: chacun essaie de faire son beurre et tombe sur des routardes debutantes ou + ou - confirmees...Et c'est "La dure loi du marche, qu'est-ce que tu veux?!" (citation de l'entourloupeuse de Galway...francaise, au passage...)

Pour me faire du bien, je pense a ceux qui voudraient, juste pour se rattrapper eux, que moi je tombe un peu...et aux histoires de galeres que j'ai entendu ici et la...

 

 

 

Un couple de francais arrives a Galway, dans la piaule que j'occupe, qui avait 2 lits au depart (pour info: je paye + qu'eux 2 reunis...je vous en passe des meilleures de ce genre...) avaient compris qu'ils payaient 300 euros. Ils donnent 300 euros...Karen leur demande...:" Et l'autre moitie?"... Les boules... Ils comptaient rester la pour quelques mois, ils n'ont pas pu.

Il faut dire aussi, qu'en bons touristes francais qui se "respectent", ils faisaient "a l'irlandaise", la tournee des pubs et depensaient leur argent en biere..donc bon...

 

Une americaine rencontree a l'auberge de Galway, etait entrain de payer 2 appartements en meme temps! Mauvais timing et hop! voila...

 

Timothee, un francais rencontre sur le net et ici a Galway, a paye _cher_ 3 billets d'avions, pour mauvais timing egalement...et pour tarifs pas bien choisis...

 

Toni, un de mes colloc' avec qui je papote a midi, etant les seuls a manger a la maison a ce moment-la. Il est arrive ici avec sa cherie directement a l'appart', qu'il a pris soin de trouver sur le net au prealable. Il realise que depuis le debut (novembre 07), il paye + que ce qui etait annonce au depart mais ne veut pas rechercher autre chose... Il a deja du mal a trouver du boulot, recherhce depuis 2 mois maintenant... J'ai l'intuition qu'il est un peu desarconne et qu'il a perdu courage. Mais bon, voila, c'est un exemple qu'il me partage et dont je peux m'inspirer pour savoir ce que je veux et ce que je ne veux pas.

 

Perso, si on essaie, ou qu'on reussi d'ailleurs (lol) a m'arnaquer! Si on se fout meme un peu de moi, je peux pas laisser passer. Je veux dire: Si cette piaule ne me convenait a ce point pas, je partirai. Ca, maintenant, je le sais.

 

 

 

Cet article est un peu brouillon et pas termine...je suis a l'auberge ou Dave m'a propose de checker mes mails, mais il y a du monde, mon esprit vogue un peu et...j'ai faim.

 

 

 

    Bisouxxx et a + tard, pour une suite.



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Publié à 02:00, le 3/04/2008 dans Le voyage... from the inside..., Galway
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Les couleurs de Galway!

Nouvel album photo!!
Bisoux


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Publié à 06:35, le 2/04/2008 dans Galway, Galway
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